Oméga 3 pour la femme enceinte : bienfaits sur le cerveau du bébé

Oméga 3 pour la femme enceinte : bienfaits sur le cerveau du bébé

Les bienfaits des oméga 3 pour la femme enceinte sont aujourd’hui clairement établis. Ils contribuent au développement et au fonctionnement normal du cerveau du foetus. Une nouvelle étude norvégienne démontre une nouvelle fois leurs bénéfices. Cette dernière indique leur intérêt sur les capacités de l’enfant à résoudre un problème.

Quels sont les bénéfices des oméga 3 pour la femme enceinte sur le cerveau du bébé ?

Dans le dernier trimestre de la grossesse et les premières années de la vie du bébé, le cerveau subit une croissance importante. Les oméga 3, notamment le DHA, sont élémentaires pour le développement du cerveau des enfants. Ils sont indispensables aux fonctions cérébrales. De plus, ils sont essentiels pour le développement des tissus visuels et neuronaux ainsi que le développement moteur et cognitif. Par conséquent, des niveaux adéquats de DHA sont nécessaires pour les femmes enceintes et allaitantes, comme pour les nourrissons. En effet, de grandes quantités de DHA servent à la synthèse des phospholipides membranaires pour la croissance du cerveau fœtal et la neurogenèse.

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Selon une étude, la consommation élevée de poissons (poissons gras…) pendant cette période est associée à l’amélioration de plusieurs étapes de développement de l’enfant à l’âge de 8 ans. Elle engendre aussi une meilleure performance des tests cognitifs chez les enfants de trois ans. Compléter les préparations pour nourrissons avec du DHA donne des effets positifs sur le développement moteur et cognitif chez les nourrissons à terme. Qui plus est, l’ajout de DHA au lait maternel favorise une meilleure résolution des problèmes.

Le rôle des oméga 3 sur les compétences de résolution de problème de l’enfant

Une étude réalisée sur un groupe de femmes enceintes en Norvège confirme l’intérêt de ces acides gras polyinsaturés. Elle a permis d’étudier la relation entre le statut en DHA chez la mère et le nouveau né et les liens avec les compétences de résolution de problèmes infantiles à 6 et 12 mois après l’accouchement.

En conclusion, le statut maternel en DHA pendant la grossesse était positivement corrélé avec le statut en DHA des nourrissons à 3 mois et les compétences de résolution de problèmes des nourrissons à 12 mois. Les scores de QI étaient plus élevés chez ces nourrissons. Ainsi, cette étude souligne l’importance d’un statut maternel DHA adéquat pour la croissance du cerveau des bébés au cours du dernier trimestre de la grossesse.

Les besoins en oméga 3 pendant la grossesse

Les taux de DHA maternel montrent un déclin global progressif pendant la grossesse. Ainsi, à moins d’être compensés par des apports plus élevés d’aliments riches en DHA, les réserves s’épuisent vite.

Cependant, avec notre alimentation moderne, un apport suffisant en DHA peut être un défi. Ainsi, une alimentation plus riche en oméga 3 pendant la grossesse est recommandée pour augmenter l’état nutritionnel en DHA chez la femme enceinte.

Consommer des oméga 3 pendant la grossesse

En résumé, les oméga 3 pour la femme enceinte sont majeurs dans le cadre du développement du cerveau du bébé. Ces résultats accentuent l’importance du DHA pendant la grossesse. Ils appuient l’apport quotidien recommandé par l’EFSA de 200 mg de DHA pour les femmes enceintes. Il s’accorde également avec les derniers conseils suggérés par la FDA aux États-Unis et la Direction norvégienne de la santé.

Les aliments consommés par les femmes enceintes doivent être suffisamment riches en oméga 3 pour garantir un taux de DHA correct. Les poissons gras constituent une source en cet acide gras essentiel. Toutefois, certaines espèces contiennent une concentration plus élevée en mercure (thon, requin, espadon, marlin), potentiellement dangereuse pour le bébé. En revanche, le saumon, la truite, le hareng ou le maquereau semblent opportuns pendant la grossesse. Il existe aussi des sources végétales avec une teneur élevée en oméga 3. En cas de besoin, une supplémentation en DHA est à envisager pour compléter l’apport nutritionnel.

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Glossaire :

  • EFSA = Autorité européenne de sécurité des aliments
  • FDA = Food and Drug Administration

Source :

Hanne Cecilie Braarud, Maria Wik Markhus, Siv Skotheim, Kjell Morten Stormark, Livar Frøyland, Ingvild Eide Graff and Marian Kjellevold. Maternal DHA Status during Pregnancy Has a Positive Impact on Infant Problem Solving: A Norwegian Prospective Observation Study. Nutrients 2018, 10(5), 529.

Allaitement ou biberon : dans les 2 cas, comment apporter suffisamment d’oméga 3 à son bébé ?

Allaitement ou biberon : dans les 2 cas, comment apporter suffisamment d’oméga 3 à son bébé ?

L’alimentation d’un nourrisson est un sujet important qui peut amener à de nombreux débats. Faut-il privilégier l’allaitement ou le biberon ?

Pour nous, le plus important, c’est que chacun soit à l’aise avec son choix ! Les parents savent ce qu’il y a de mieux pour leur enfant et cette relation si importante qu’ils construisent.

Mais connaissent-ils l’importance des Oméga-3 dans le développement de leur enfant ? Et surtout, comment apporter suffisamment d’Oméga-3 dans l’alimentation, qu’il s’agisse d’allaiter ou de donner le biberon ?

Quel que soit votre choix, nous répondons à vos interrogations pour un apport suffisant et préserver la santé de toute la famille !

Pourquoi les Oméga-3 pour les nourrissons ?

Il est souvent répété aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes qu’elles doivent surveiller leur alimentation pour subvenir aux besoins du foetus ou nourrisson en plein développement mais également pour prendre soin d’elles.

Une attention toute particulière est portée aux apports en Oméga-3 car les acides gras Oméga-3 participent à la santé et au bon développement du cerveau (entre autres). En effet, le DHA, un des acides gras qui constituent l’Oméga-3, représente environ un tiers des acides gras totaux dans le cortex cérébral !

Or, sa concentration durant la période de gestation et d’allaitement joue un rôle sur les capacités intellectuelles, le développement du langage, la reconnaissance visuelle

Vous l’aurez donc compris, pour prendre soin de la croissance de son enfant, il est nécessaire de porter une attention toute particulière aux Oméga-3, dont les acides gras DHA.

Les Oméga-3 et l’allaitement

Lorsque vous allaitez, les nutriments essentiels à la santé de votre enfant passent par le lait maternel. Il est donc essentiel de continuer à surveiller son alimentation !

Nous en parlions dans notre article sur l’allaitement, pour pouvoir profiter des effets bénéfiques des acides gras Oméga-3 DHA sur la santé (à la fois celle de notre bébé et la nôtre), il est conseillé d’en consommer plus que la dose recommandée pour les adultes. Ainsi, consommez au moins 250 mg de DHA et d’EPA au quotidien si vous allaitez !

Pour consommer assez d’Oméga-3, privilégiez les ingrédients enrichis : épinards, avocat, noix et graines… mais également fruits de mer et poissons gras, faites-vous plaisir ! Et n’oubliez pas d’inclure des huiles à chaque repas (végétales en alternance avec une huile de poisson telle que l’huile de saumon par exemple).

Cependant, si vous pensez que votre alimentation n’est pas suffisante, pensez à vous supplémenter. Les compléments en Oméga-3 permettent d’assurer assez de DHA dans le lait maternel. Ils assurent également un bon rapport entre Oméga-3 et Oméga-6 !

Et si on donne le biberon ?

Les laits infantiles sont conçus pour apporter un équilibre nutritionnel aux bébés, cependant, il faut être attentif à leur composition !

Pour être certain de couvrir les besoins journaliers, nous vous recommandons donc de sélectionner un lait enrichi en DHA qui inclut les quantités recommandées pour le bon développement de l’enfant.

Par ailleurs, lorsqu’on commence la diversification alimentaire, l’apport en Oméga-3 peut ne pas être suffisant car les quantités consommées sont trop peu importantes (particulièrement au début). La consommation de lait de croissance constitue alors un apport complémentaire pour permettre un parfait équilibre alimentaire !

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Allaitement : besoin d’une cure oméga 3 ?

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Pendant l’allaitement, les oméga 3 sont tout aussi indispensables au développement du bébé que pendant la grossesse. De nombreuses études ont démontré leurs bienfaits pour optimiser la croissance du cerveau et les fonctions des yeux chez les nourrissons. Par conséquent, Il est important d’augmenter son apport en DHA et EPA pendant cette période afin de répondre aux besoins de l’enfant.

Quels sont les bienfaits des oméga 3 pendant l’allaitement ?

Ces acides gras polyinsaturés sont des nutriments dits «essentiels» pour l’Homme. L’EPA et le DHA peuvent aussi être synthétisés à
partir de l’ALA, précurseur de l’ensemble des oméga 3, mais en faible quantité. Quant à L’ALA, il est apporté exclusivement par l’alimentation.

Or, les Français ne consomment pas suffisamment d’oméga 3. Une grande majorité présente un déséquilibre de leur rapport oméga 6/oméga 3 avec une alimentation trop riche en oméga 6. Pourtant, les oméga 3 jouent un rôle prépondérant pour le bon fonctionnement de notre organisme et ce, dès le ventre de la mère. Et il en est de même pour les femmes allaitantes.

Des oméga 3 pour l’enfant, pourquoi est-ce essentiel ?

Ces acides gras exercent plusieurs fonctions au niveau cellulaire, principalement comme constituants des membranes et messagers régulateurs de l’inflammation. Le DHA représente environ un tiers des acides gras totaux dans le cortex cérébral et la rétine. Cette richesse en oméga 3 permet de maintenir une grande fluidité membranaire.

C’est au cours de la période périnatale que l’incorporation du DHA dans les structures nerveuses est particulièrement active et sensible
puisque sa concentration double vers la 26ème semaine de grossesse. La concentration en DHA chez le nourrisson lors de la gestation et la période d’allaitement est directement liée aux capacités intellectuelles, au développement du langage mais aussi à l’acuité et la reconnaissance visuelle.

Oméga 3 et lait maternel

Afin d’enrichir son lait maternel en ces graisses, la maman doit accroître la consommation d’aliments riches en oméga 3. Par exemple, on retrouve l’ALA principalement dans certains végétaux oléagineux (lin, colza, noix) et l’EPA et le DHA dans les algues et les poissons gras.

La composition du lait maternel est capable d’évoluer durant la lactation pour s’adapter aux besoins de la croissance du bébé. En effet, elle change au fil des jours et selon les tétées. Cette variation suit les besoins progressifs de l’enfant pour le développement du système nerveux central et la maturation de son système immunitaire. Le lait qui s’écoule en début de tétée est faible en lipides et riche en lactose, en sucre, en protéines, en vitamines, en minéraux et en eau. Petit à petit, le lait se modifie pour contenir plus de lipides et moins de sucres.

Dans tous les cas, la quantité d’oméga 3 apportée par l’alimentation doit être suffisante pendant les premiers mois de l’allaitement.

Des compléments alimentaires oméga 3 pendant l’allaitement ?

Suite aux nombreuses études scientifiques montrant les bienfaits des oméga 3 pour la santé des enfants, l’EFSA a autorisé 2 des allégations santé spécifiques au foetus et à l’enfant allaité :

  • « La consommation de DHA par la mère contribue au développement normal des yeux du foetus et de l’enfant allaité »
  • « La consommation de DHA par la mère contribue au développement normal du cerveau du foetus et de l’enfant allaité »

L’effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 200 mg de DHA, en plus de la consommation journalière d’acides gras oméga-3 recommandée pour les adultes, soit 250 mg de DHA et d’EPA.

Ainsi, une supplémentation en huile de poisson riche en oméga 3 est intéressante durant l’allaitement pour compléter l’alimentation. Les oméga 3 en gélules aident à augmenter le taux de DHA dans le lait maternel. Toutefois, pour les personnes privilégiant les ingrédients d’origine végétale plutôt qu’animale, d’autres sources existent telles que les huiles issues d’algues marines.

Concernant les mamans qui ne souhaitent pas allaiter et veulent des oméga 3 pour leurs enfants, il reste la solution des laits infantiles enrichis en DHA.

Références :

  • Neuringer, M et al., (1988). The Essentiality of N-3 Fatty Acids for the Development and Function of the Retina and Brain. Annual Review of Nutrition.
  • Turck, P. D (2012). Intérêt des oméga 3 en pédiatrie, JABD.
  • Hibbeln, J et al., (2007). Maternal seafood consumption in pregnancy and neurodevelopmental outcomes in childhood (ALSPAC study): an observational cohort study. The Lancet.
  • ANSES (2011). Actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras.
  • Article 14.1 du Règlement (UE) nr 1924/2006 / Règlement UE 440/2011
Enceinte, pensez aux oméga 3 !

Enceinte, pensez aux oméga 3 !

Les oméga 3 sont des acides gras essentiels pour la santé notamment chez les femmes enceintes ! Malgré tout, ils sont encore trop peu présents dans les assiettes des futures mamans ! Ils sont pourtant indispensables à la croissance et au développement du foetus. Il est donc nécessaire de consommer plus d’aliments riches en oméga 3 pendant la grossesse. En parallèle d’une bonne alimentation, certains compléments alimentaires peuvent aider la femme enceinte à rééquilibrer le rapport oméga 6/oméga 3.

Les besoins nutritionnels d’une femme enceinte

En théorie, suivre un régime alimentaire équilibré et varié selon les recommandations du PNNS permet de couvrir la totalité des besoins nutritionnels d’une femme enceinte. Toutefois, ce n’est pas toujours évident de manger sainement au quotidien. Par prévention, les médecins généralistes prescrivent des suppléments en vitamines, minéraux et/ou oligo-éléments aux femmes enceintes. En effet, pendant une grossesse, les femmes sont plus facilement sujettes à une déficience ou une carence en fer, vitamine B9 ou folates et en vitamine D. Selon certains facteurs de risques, les femmes enceintes peuvent également présenter une carence en iode.

De même, les oméga 3 sont au coeur de la santé de la maman et du foetus ! Aujourd’hui, de nombreuses études ont mis en évidence les rôles biologiques des oméga 3 chez le foetus et le bébé. Ainsi, l’EFSA a mis en évidence que la consommation de DHA par la mère contribue au développement normal des yeux et du cerveau du fœtus et de l’enfant allaité.

Les apports en oméga 3 pendant la grossesse

Les AGPI ont donc un rôle majeur dans le développement normal du fœtus et du nouveau né. Comme l’EPA et le DHA sont fabriqués par l’organisme à partir de l’ALA mais en très faible quantité, les apports alimentaires en ALA doivent être augmentés pour les femmes enceintes ou allaitantes. Les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés) en ALA sont estimés à 1% de l’AE (Apport Energétique) soit 2,3g/jour pour la femme enceinte et 2,5g/jour pour la femme allaitante.*

De façon générale, il est clairement établi que la population française ne mange pas suffisamment d’acides gras oméga-3 (étude INCA 2). C’est pourquoi on recommande aux femmes enceintes de manger du poisson 2 fois par semaine dont 1 poisson gras.

Attention de ne pas manger de poisson cru pendant la grossesse. De plus, il est important de choisir des poissons contenant peu de polluant (mercure…) comme le saumon, le flétan, le hareng, le maquereau, les anchois, les sardines, la truite,…

D’autres sources alimentaires riches en oméga 3 peuvent venir compléter l’apport en DHA et EPA : huiles végétales (lin, colza…), les légumes verts à feuilles foncées, fruits secs (noix…) …

Supplémentation en DHA et grossesse ?

La plupart des femmes enceintes ne consomment probablement pas assez d’acides gras oméga-3 parce que la principale source de nourriture, les poissons, est limitée à 2 portions par semaine. Ainsi, les femmes enceintes doivent encore plus diversifier leurs sources alimentaires pour optimiser leur concentration sanguine en EPA et DHA.

Une supplémentation en oméga 3 est une solution pour rééquilibrer le ratio oméga 6/oméga 3 lors d’une grossesse. Effectivement, il existe aujourd’hui des compléments alimentaires adaptés aux besoins de la femme enceinte. Ils se présentent généralement sous forme de capsules molles à base d’huiles de poissons riches en oméga 3. En effet, la prise de DHA par la mère contribue au développement normal du cerveau du fœtus. L’effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 200 mg de DHA, en plus de la consommation journalière d’acides gras oméga 3 recommandée pour les adultes, soit 250 mg de DHA et d’EPA. Toutefois, les compléments alimentaires sont à prendre dans le cadre d’un régime alimentaire varié et équilibré. N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

Sources :

  • ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
  • * Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (ANSES). Saisine n° 2006-SA-0359, ANC AG ; mai 2011
  • Rapport ONIDOL publié en février 2015 : Analyse des apports nutritionnels en acides gras de la population française à partir des données INCA 2
  • James A Greenberg, Stacey J Bell and Wendy Van Ausdal. Omega-3 Fatty Acid Supplementation During Pregnancy. Rev Obstet Gynecol. 2008 Fall; 1(4): 162–169.
Grossesse : les nutriments à privilégier

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Vous attendez un heureux événement ! Vous devez alors penser à bien vous nourrir de manière variée et équilibrée pour une grossesse épanouie ! En effet, votre alimentation est au cœur du développement du bébé mais aussi de la santé de la maman. Elle doit couvrir les besoins énergétiques, les besoins en micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) et en macronutriments comme les acides gras essentiels. Alors quels sont ces nutriments à privilégier pour vivre sa grossesse de manière sereine ?

Les micronutriments indispensables pendant la grossesse

Le fer

Une femme enceinte voit ses besoins en fer augmenter. Ce minéral permet à la mère de lutter contre la fatigue et de stimuler son système immunitaire. En effet, la future maman est souvent plus sensible aux infections. De plus, l’organisme a des besoins plus élevés en fer pour fabriquer des globules rouges pour répondre aux besoins du fœtus.

Les aliments riches en fer :

  • Boudin noir
  • Viande de bœuf
  • Lentilles
  • Haricots blancs
  • Pois chiches
  • Amandes
  • Noix

N’hésitez pas à accompagner vos plats avec des aliments riches en vitamine C car cette dernière augmente l’assimilation du fer (kiwi, orange, persil…).

Les folates ou vitamine B9

Les folates sont indispensables au développement du foetus. En effet, ils participent à la fermeture du tube neural. C’est la zone du système nerveux de l’embryon comprenant la moelle épinière et le cerveau. Il ne faut donc pas oublier les aliments riches en vitamine B9 dans vos assiettes comme :

  • Tous les légumes verts à feuilles (salade verte, mâche, cresson, pissenlit, épinards…)
  • Oeufs et foie avec modération

Le magnésium

Le magnésium est un minéral prépondérant dans notre organisme. Il joue un rôle majeur dans l’équilibre physique et psychique. Il intervient notamment dans la contraction musculaire, le système immunitaire et l’équilibre nerveux. C’est notre allié « anti-stress » ! Vous pouvez le trouver dans le chocolat noir (mais à consommer avec parcimonie), les fruits secs (comme les amandes, les noix et les noisettes), certaines eaux minérales (Hépar, Courmayeur…)…

L’iode

Pourquoi l’iode n’est pas à négliger en cas de grossesse ? Tout simplement car cet oligo-élément a un rôle central dans la synthèse d’hormones thyroïdiennes. La sécrétion de ces hormones commence dès le début de la vie du fœtus. Elles participent au développement et à la croissance du cerveau chez le fœtus et le nouveau-né. Qui plus est, une carence en iode pendant la grossesse peut engendrer des anomalies mentales chez le futur enfant. C’est donc le moment de manger du poisson, des crustacés mais aussi pourquoi pas des algues si vous aimez pour faire le plein en iode.

 

Grossesse : et les acides gras essentiels ?

Les oméga 3 et 6 sont nécessaires au fonctionnement normal de l’organisme. Plus particulièrement le DHA qui est un acide gras polyinsaturé primordial et ceci dès la vie foetale. En effet, cet oméga 3 intervient dans différentes fonctions pour le bon développement du foetus et une croissance optimale du bébé :

  • synthèse des membranes cellulaires
  • développement cérébral et nerveux
  • développement de la rétine

La future maman doit donc être plus vigilante sur son apport en oméga 3 au quotidien ! Les aliments les plus riches sont les poissons gras (sardine, maquereau, saumon, thon…) et certaines huiles végétales (colza, lin, noix…). Il ne faut pas hésiter à consommer les huiles crues et de diversifier les sources pour vos assaisonnements afin de bénéficier au mieux des qualités nutritionnelles de chacune. Toutefois, si votre régime alimentaire reste insuffisant, vous pouvez aussi avoir recours aux compléments alimentaires sous forme de capsules molles formulés spécifiquement selon les besoins de la femme enceinte. Les suppléments vous donneront un petit coup de pouce pour rééquilibrer votre ratio oméga 6/oméga 3 avec des gélules dosées à 300 mg de DHA par jour. N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre médecin.

 

Cela est valable de manière générale mais d’autant plus quand vous êtes enceinte : évitez de consommer des plats préparés de l’industrie agro-alimentaire. Cuisinez le plus possible par vous même.

 

Le placenta, quelles relations entre la mère et le foetus ?

Le placenta, quelles relations entre la mère et le foetus ?

Nous le savons tous, la base de notre santé est notre alimentation. Et cela commence dès le plus jeune âge dans le ventre de la maman. Une nourriture saine et équilibrée est d’autant plus conseillée chez la femme enceinte qui présente des besoins nutritionnels augmentés pour permettre au bébé de grandir. Les nutriments passent par un organe essentiel, le placenta, pour nourrir le fœtus. Mais quelles sont les fonctions du placenta et comment intervient-il dans la croissance du nourrisson ?

Le placenta, un organe majeur pour le fœtus

Cet organe éphémère reste indispensable pour la vie et le développement du fœtus. Cette glande se forme entre l’embryon et l’organisme maternel, auxquels il sert d’intermédiaire. Il se compose donc à la fois de membranes d’origine maternelle, dérivant de l’endomètre, mais aussi d’origine embryonnaire. Il est irrigué par des vaisseaux sanguins. La vascularisation sanguine est extrêmement dense. Cependant, il n’y a pas de mélange des sangs entre le foetus et la mère ! Le placenta grossit progressivement pendant les premières semaines de gestation pour être totalement formé au 5ème mois de grossesse. Il continue ensuite de croître jusqu’à la fin de la grossesse. En fin de grossesse, il peut peser jusqu’à 500 g.

Entre la 4ème et la 8ème semaine de grossesse se forme le cordon ombilical. Cette cavité est un organe de liaison entre l’embryon et le placenta. Il est formé de deux artères ramenant le sang foetal au placenta et d’une veine qui apporte le sang oxygéné. Il assure donc les échanges vitaux entre le sang du foetus et le placenta. Par ce biais, le bébé reçoit l’oxygène et les nutriments nécessaires à son bon développement.

Au moment de l’accouchement, le placenta sera expulsé et le cordon ombilical coupé.

Les fonctions du placenta

Le siège d’échanges

Le placenta intervient dans les échanges entre la mère et le bébé, en particulier dans la respiration et la nutrition. En effet, il permet les échanges de gaz : il apporte l’oxygène au fœtus et permet l’expulsion du gaz carbonique. Le placenta joue un rôle équivalent à celui des poumons pour le bébé. Il en est de même pour les échanges de nutriments : il permet l’apport de nutriments pour la croissance du bébé ainsi que l’expulsion des déchets provenant de l’embryon (urée…).

Des fonctions endocriniennes

C’est un véritable organe endocrinien. Il synthétise diverses hormones afin d’adapter l’organisme de la mère aux besoins de l’enfant. Il produit notamment la HCG (Hormone Chorionique Gonadotrope), sécrétée dès le début de la gestation. C’est cette hormone retrouvée dans les urines qui est détectée par les tests de grossesse et qui vous donne un résultat positif. Il fabrique également des hormones stéroïdes comme la progestérone et les oestrogènes.

Un rôle de filtre

Il protège le fœtus contre le passage de la plupart des microbes (bactéries,…) c’est pourquoi nous parlons de barrière placentaire. Cependant, il n’est pas totalement hermétique car certaines molécules peuvent arriver jusqu’au fœtus. En effet, les médicaments, les drogues, l’alcool, le tabac… sont contre-indiqués en cas de grossesse car certaines substances traversent ce filtre placentaire ce qui peut être néfaste pour le bébé. De même, certains virus (rubéole, sida), bactéries (syphilis) ou parasites peuvent malgré tout aussi atteindre le fœtus.

A contrario, les molécules de grande taille comme les protéines ne passent pas dans le sang de l’embryon. Sauf les anticorps maternels, ils arrivent à traverser la barrière placentaire et ce n’est que du positif pour la santé du bébé ! En effet, le système immunitaire du nouveau né est immature, ce sont ces anticorps qui le protégeront pendant ces premiers mois d’existence. Il en est de même pour les oméga 3, qui traversent la barrière placentaire. Il est fortement conseillé d’en consommer car les oméga 3 contribuent au développement du cerveau du bébé et ainsi à la formation de son corps tout entier.

Un rôle central dans la nutrition fœtale

L’alimentation de la femme enceinte a des conséquences directes sur la croissance physiologique du foetus. Il est aujourd’hui prouvé qu’une alimentation insuffisante pendant la grossesse entraîne des risques d’atteintes au développement émotif et cognitif mais aussi des complications pour la santé du nourrisson.

Dès les premières semaines de gestation, l’embryon reçoit en direct les nutriments provenant de l’alimentation maternel. Puis, avec la croissance du foetus, les besoins augmentent. Le placenta est alors un véritable lieu d’échanges de substances nutritives entre la mère et le fœtus.

La maman doit donc pour elle et son enfant se nourrir de manière équilibrée et diversifiée. Les macronutriments (protéines, glucides et lipides comme les oméga 3) sont indispensables pour les deux organismes, sachant que le glucose reste le principal carburant pour le bébé. Mais il ne faut pas non plus oublier d’apporter au quotidien tous les micronutriments essentiels à la croissance du nourrisson (vitamines, minéraux et oligo-éléments).

Sources :

Larousse Médical

Hay, Jr. W.W. Placenta Transport of Nutrients to the Fetus. Hormone Research in Paediatrics. Horm Res 1994;42:215–222

G. Marchal. Sciences de l’Homme. Connaissance du corps humain. 8ème Edition.

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