Le DHA, constituant essentiel du cerveau

Les acides gras polyinsaturés, et notamment l’EPA (Acide eicosapentaénoïque) et le DHA, se concentrent au niveau des synapses du cerveau. Ainsi ils entrent dans la composition des membranes des neurones et assurent la fluidité et la souplesse membranaires. Donc ils participent ainsi à la transmission de l’influx nerveux.

De nombreuses études scientifiques ont démontré l’intérêt du DHA dans le fonctionnement normal du cerveau mais aussi dans la prévention du vieillissement cérébral et des maladies neurodégénératives comme la démence ou la maladie d’Alzheimer.

Le DHA est directement impliqué dans la transmission de neurotransmetteurs vers le cerveau, notamment la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Ces neuromédiateurs sont liés à la régulation de nombreux processus cognitifs. Indirectement, Le DHA joue donc un rôle essentiel dans le maintien des fonctions cognitives :

  • apprentissage,
  • mémoire,
  • langage,
  • intelligence,
  • raisonnement,
  • concentration,
  • attention,..

Ainsi, comme le montrent de nombreuses études récentes, un taux réduit en DHA dans les cellules nerveuses serait l’une des causes de certains troubles neurologiques comme la dépression ou l’hyperactivité chez l’enfant.

Le DHA, essentiel du plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte

Le cerveau de l’enfant et le DHA

Tout d’abord, le DHA est un constituant essentiel des cellules cérébrales. C’est pourquoi il est nécessaire dès le développement du fœtus, notamment lors de la construction des cellules cérébrales, du système nerveux et des fonctions neurologiques et pendant les premières années de l’enfant jusqu’à la maturation du cerveau.

Il est donc important d’en apporter en quantité suffisante aussi bien pendant la grossesse (et plus particulièrement durant le 3ème trimestre où les besoins du fœtus augmentent) que pendant l’allaitement, puisque le DHA apporté dans l’alimentation de la mère est transmis dans son lait.

Le DHA, et les oméga 3 de façon plus globale, sont également intégrés dans les laits infantiles (Arrêté du 11 avril 2008 relatif aux préparations pour nourrissons et aux préparations de suite)

 

Le DHA et la prévention du vieillissement cérébral

L’âge implique naturellement le vieillissement des organes, de notre système nerveux et des fonctions physiologiques.

Le cerveau, comme tout autre organe, est également concerné. Cependant, il est prouvé aujourd’hui que l’alimentation a un impact direct sur le vieillissement cérébral et sur certaines maladies neurodégénératives.

Des études épidémiologiques et cliniques ont mis en évidence une déficience en DHA dans le cerveau et dans le plasma chez des patients atteints d’Alzheimer. En effet, Le vieillissement s’accompagne d’une diminution de la synthèse d’hormones, de neurotransmetteurs et de la concentration en acides gras polyinsaturés au sein des membranes des neurones.

De plus, le taux de conversion de l’acide alpha-linolénique et de l’acide linoléique en acides gras à longue chaîne s’amenuise avec l’âge. L’activité des enzymes est moins efficace chez les seniors.

Les solutions à adopter 

Afin de prévenir le vieillissement cérébral et protéger le fonctionnement des cellules neuronales, il est recommandé de consommer un apport suffisant en oméga 3 tout au long de sa vie. En effet, en cas d’une alimentation pauvre en DHA, la composition des cellules neuronales est impactée et la structure des membranes modifiée. La fluidité membranaire et les réactions physiologiques au niveau cérébral sont alors affectées.

La consommation une fois par semaine d’un aliment riche en oméga 3, comme un poisson gras, permettrait de ralentir le vieillissement cérébral.

En 2010, l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) a validé l’intérêt du DHA dans le fonctionnement normal du cerveau (allégation santé validée et autorisée). Les experts recommandent la consommation de 250 mg de DHA / jour en une ou plusieurs prises dans le cadre d’une alimentation équilibrée et variée. Le DHA permet de maintenir et de développer les fonctions cérébrales et cognitives tout au long de la vie, mais en particulier chez l’enfant et les personnes âgées.

 

Sources :

Omega-3 Fatty Acids EPA and DHA: Health Benefits Throughout Life. 1,2Danielle Swanson,3 Robert Block,4 and Shaker A. Mousa3,5* 3 The Pharmaceutical Research Institute, Albany College of Pharmacy and Health Sciences, Rensselaer, NY; 4 Department of Community and Preventive Medicine, and Division of Cardiology, Department of Medicine, University of Rochester School of Medicine and Dentistry, Rochester, NY; 5 College of Medicine, King Saud University, Riyadh, Saudi Arabia Massimiliano Pomponi, Massimo Pomponi. DHA deficiency and Alzheimer’s disease. Clinical Nutrition Journal February 2008 Volume 27, Issue 1. Heude B, Ducimetiere P, Berr C EVA Study. Cognitive decline and fatty acid composition of erythrocyte membranes–The EVA Study. Am J Clin Nutr. 2003 77 : 803-808 Barberger-Gateau, Letenneur L, Deschamps V et al. Fish, meat, and risk of dementia: cohort study. BMJ. 2002 Oct 26 ; 325(7370):932-3 Barberger-Gateau P, Jutand MA, Letenneur L et al. Correlates of regular fish consumption in French elderly community dwellers: data from the Three-City study. Eur J Clin Nutr. 2005 Jul;59(7):817-25 Schaefer EJ, Bongard V, Beiser AS, Lamon-Fava S, Robins SJ, Au R, Tucker KL, Kyle DJ, Wilson PW, Wolf PA. Plasma phosphatidylcholine docosahexaenoic acid content and risk of dementia and Alzheimer disease : the Framingham Heart Study. Arch Neurol. 2006 Nov;63(11):1545-50 Schaefer EJ, Bongard V, Beiser AS, et al. Plasma phosphatidylcholine docosahexaenoic acid content and risk of dementia and Alzheimer disease: the Framingham Heart Study. Arch Neurol. 2006 Nov;63(11):1545-50 Yehuda S. Omega 6 / Omega 3 Ratio and Brain-Related Functions. World Rev Nutr Diet. 2003 ;92 :37-56. EFSA. SCIENTIFIC OPINION DHA and support of the cognitive development of the unborn child and breastfed infant Scientific substantiation of a health claim related to DHA and support of the cognitive development of the unborn child and breastfed infant pursuant to Article 14 of Regulation (EC) No 1924/20061 Scientific Opinion of the Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (Question No EFSA-Q-2008-773) Adopted on 13 March 2009. The EFSA Journal (2009) 1007, 1-14. Guyton AC. Neurophysiologie.3ème édition. Editions

 

 

 

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